(Le Monde 01-04-2006)
Comme pour le non au référendum sur la Constitution, l'irruption des violences dans les banlieues, la France se distingue à nouveau en Europe par sa réactivité, cette fois contre le CPE et la peur de la précarité. Aux prises avec les conséquences de la mondialisation, la plupart des gouvernements réagissent avec agacement, qu'ils soient idéologiquement pour des solutions libérales ou condamnés, comme ceux de gauche, à vivre avec l'air du temps pour faire accepter des réformes impopulaires.
Cet article révèle le visage de l’Europe que nous sommes entrain de construire. La dernière phrase est absolument horrible. Dans cette phrase il est dit que l’on doit appliquer des solutions «libérales ou condamnés» «à vivre avec l'air du temps pour faire accepter des réformes impopulaire», ce qui revient à faire des réformes plutôt libérales. Ou est passé la démocratie ? Si je vote pour un parti politique qui n’adhère pas particulièrement aux idéologies libérales suis-je toujours Européen ? Depuis de nombreux mois l’OCDE et le gouvernement Européen expliquent à certains pays comme la France, qu’il faut réformer la Sécurité Social ou son équivalent, les retraites et le «marché de l’emploi». Ces réformes vont toujours dans le même sens et avec peu de contre parti. Je suis parfaitement d’accord pour dire qu’il faut moderniser nos institutions ainsi que nos lois. Mais jusqu’où doit on réformer et à quel prix ? Il faut savoir que le taux de précarité en Angleterre est de 15% (norme Européen), lorsqu’en France il est de 12% et aux USA il est de 22%. En ce qui concerne le taux de chômage, on nous balance des chiffres qui ne veulent rien dire, car la méthode comptabilisation du chômage est différente pour pratiquement tous les pays (
à lire). En tout cas le chômage en Angleterre et aux USA est nettement plus élevé que ce que l’on nous dit. Ce pourquoi le taux de précarité est plus proche de la réalité, ce chiffre représente les personnes vivant avec moins de 720€ par mois en France (selon la norme Européen). Alors jusqu’où sommes nous prêt à aller ? Copier le système Anglais ? Copier le système Américain ? Copier le système Chinois ? Oui, Chinois, car si l’objectif est de rester compétitif, en fait il faut dés maintenant viser la Chine, les USA font déjà parties du « vieux monde ». Il ne faut pas croire que la Chine produit que du riz ou des vêtements de mauvaise qualité. La Chine c’est l’industrie de l’informatique, le rachat d’une branche d’IBM par le constructeur Chinois Lenovo qui est devenu le N°1 mondial. Ce sont aussi des objectifs extraordinaires (
à lire). Il est vrai que les emplois de proximités resteront dans nos mains, mais vouloir transformer la France en société de service, en emplois de proximités c’est quelque chose de complètement aberrant. Toujours dans (Le Monde 01-04-2006)
En ce moment tout le monde vous tape dessus. Vous les Français, êtes décidément toujours un peu à part. Vous vous révoltez quand partout on essaie de s'adapter au modèle libéral, estime le président du Parlement européen. Je ne vois pas pourquoi nous devrions nous adapter au système libéral. Si le choix d'un peuple est d'adhérer à ce système, il est tout à fait normal que les politiques de ce peuple prennent cette orientation, mais dans le cas contraire, je ne vois pas pourquoi un peuple serait obligé de se résigner à ce mode de fonctionnement. J'ajouterai que ce système est voué à l'échec selon une étude Américaine qui explique que si la Chine consomme de la même façon que les États Unis d'Amérique, il faudrait quatre Terre. A mon sens les dirigeants du monde entier sont plus ou moins en fin de vie, donc 20 ou 30 ans pour c'est un peu loin... Dans L'Europe de la petite couronne la précarité progresse. En Italie, en Espagne elle tend à devenir une normalité contre laquelle la gauche ne sait que faire. (Le Monde 01-04-2006)
En Espagne un tiers des salariés ont un contrat à durée déterminée, qui devient la règle pour les plus jeunes : deux tiers auraient de tels contrats, selon le syndicat UGT... Nuria Rico, chef du secrétariat à la jeunesse des Commissions ouvrières (CCOO), estime que la mobilisation contre le CPE en France ne la «surprend pas». «Si le gouvernement décidait la même chose ici, il y aurait les mêmes réactions», assure-t-elle. C'est une nouvelle preuve de l'échec cuisant du libéralisme, combien de temps doit on encore attendre avant de prendre action? Différents gouvernement veulent s'orienter vers une précarisation de la vie irréductible mais force est de constater que les peuples n'y sont pas prêts. Il faut également dire que le gouvernement Italien a passé des lois concernant le marché du travail visant à «facilité» les embauches ainsi que les licenciement. En 2005, 70% des emploies créé en Italie sont des emplois précaire. Il faut dire qu'en Italie ils ont «diversifié» les contrats de travail à durée déterminé, ce qui est différents par rapports aux orientations qu'avait prises notre gouvernement. Mais une nouvelle fois dans le même article du Monde,
Du coup, les manifestations en France contre le CPE trouvent un écho important en Italie. La précarité, notamment chez les jeunes, est devenue un thème de campagne électorale. "C'est le même mal-être qu'on retrouve chez les jeunes Italiens", a commenté Romano Prodi, jeudi 30 mars devant la presse étrangère à Rome. «En Italie comme en France, pour la première fois depuis la fin de la guerre, les jeunes ont peur d'être plus pauvres que la génération qui les a précédés», a ajouté le leader de la coalition de centre gauche, qui voudrait encourager les embauches à durée indéterminée en taxant plus fort le travail à durée déterminée. Dans un journal télévisé du 4 Avril 2006, ils ont fait un reportage, sur la précarisation de la population Italienne, les témoignages étaient assez fort car ils expliquaient qu'aujourd'hui deux salaires correspondaient à salaire 1 salaire d'il y a quatre années. C'est assez « drôle » car il y a quelques jours, je lisais un articles sur le fait que la commissions Européen félicitait l'Italie par rapport à sa lutte contre le chômage et que la France devait en prendre de la graine (Précarité mode d'emploi?). En effet j'ai l'impression que dans le monde entier, les gouvernements essaient de «lutter» contre le chômage en camouflant les vrais chiffres. Comment se fait il qu'un tiers des SDF en France aient un emploie? En effet, dans certains cas, avoir un emploi aujourd'hui ne veut pas dire grand chose, oui vous travaillez, mais vous ne pouvez pas vivre avec le fruit de votre travail. Les personnes ayant un poste à mi-temps ne sont pas considéré comme chômeuse, ce qui est plus ou moins normal dans le sens où vous travaillez, mais si votre emploi ne vous permet pas de vous loger que fêtes vous? Vous cherchez un autre emploi. Est ce une manière de vivre? Je ne pense pas que ce mode vie corresponde à «nos valeurs» (Liberté, Égalité, Fraternité).
Les médias et par leurs biais, le gouvernement nous explique que nous sommes la risée de l’Europe. Tout le monde accepte la précarisation, pourquoi pas «Vous» ! Déjà il faut dire que nous sommes la risée de l’Europe en parti à cause de notre pathétique gouvernement qui dit «OUI» et «NON» dans la même phrase sur le même sujet au même moment. Ensuite, il semblerait que de plus en plus les gouvernements s’éloignent de leur propre peuple. La constitution Européen a été voté par un certains nombre de pays, mais par de le biais d’une institution gouvernementale pour un nombre important des pays Européens. Ors comme nous le savons, la constitution ne serait pas forcement passé si elle avait été sous mis au vote de ces peuples. De plus pourquoi nous demander de voter si c’est pour dire que nous sommes des «idiots». Silvio Berlusconi a fait mieux, il a traité tous les gens qui voteront pour Romano Prodi pour des «cons». Il n’en reste pas moins, que le sens de cette forme de pensée reste le même, «votez, oui sinon VOUS n’êtes pas dans le cadre». Toujours ces mêmes médias et politiques nous disent que nous sommes isolés. Mais on peut constater que les syndicats européens soutenaient ces manifestations contre le CPE, on peut également constater que les étudiants Italien et Espagnols collent des affiches « Pendant que nous faisons rien les Français bougent ». Dans les deux cas que je présente que l’on a peu voir sur le journal de France 2 le 04-04-2006, il me semble voir un soutien de la part d’un certains nombre d’Européens.
Conclusion, je pense que sommes dans une aire de recule pour la construction d’une Europe, on pourra jeter la pierre au Français, mais tout à fait personnellement, quand je vois que pratiquement tous les gouvernements Européens veulent une Europe libérale, je suis fiers de la refuser. J’estime que nous avons mal construit l’Europe, L’Europe est un beau projet qui nous est indispensable, mais si les Anglais veulent X, les Français veulent Y et les Roumains Z, comment peut on espérer construire une Europe politique. Les divergences sont parfois trop grandes. Une partie des peuples Européens veulent une Europe plus libéral et l’autre veut le contraire, je ne vois pas comment nous pouvons satisfaire les deux exigences. Ce pourquoi l’Europe dans un premier temps ne devrait être qu’une succession d’accords, de traités, approuvé par les peuples concerné et non pas par un gouvernement, car un gouvernement peut disparaître le lendemain et si les peuples ne se sont pas approprié ces nouveaux accords, je ne pense pas que l’on puisse atteindre la stabilité qu’exige de t’elles engagements.